12.01.2006

Alone in Barcelone

Ecrits à peine vieux de cet été,

histoire présente alors.

Alone in Barcelone

Voyage seule à Barcelone,

terminus d'un été riche de d'imprévus,

de la liberté de n'avoir rien prévu.

Bio est un internaute "rencontré" un dimanche sombre du début de l'été. Bio a été un rayon de soleil, rien que le rayon qui frappe au carreau discrètement, suffisamment fort, pourtant sans faire de bruit, pour motiver la secousse vers la sortie, vers l'issue, vers l'extérieur, vers les autres... Ci Bio !

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Qu'il est étrange cet été.

Préambule triste de la solitude.
Echanges avec Bio sur les bons moments de la vie, prendre le temps de les voir passer avec sincérité. Oser reconnaître qu'on est pas si mal, qu'on est même bien, sans chercher à être mieux.
Ballades en France. A l'Ouest, toujours à l'ouest... Les pieds sur terre.

Arrivée dans la serre du parc de la Ciutadella. J'avais aimé cet endroit, aimé y respirer. La veille de mon départ de Barcelone, il y a trois ans, j'avais voulu y retourner, elle était fermée. Quelques photos ratées : la frustration de ne pouvoir y entrer. C'est p't'être bien ce qui a motivé le voyage de cette année.

Aujourd'hui, m'y revoici. Avant de quitter le Raval, j'ai cherché un livre pour m'accompagner. Erri de Lucca était là... Au fond du sac vert... Non, je ne l'ai pas lu, à peine commencé.

Et me voilà perdue sur un chemin de montagne, perdue dans "Aide" rencontrée dans Le contraire de Un. Histoire d'une qui ne va pas, d'un qui décide de l'aider... Mon histoire m'a conduite ici, où je suis si bien. Moi qui, il n'y a pas  si longtemps, n'osais bouger ailleurs qu'au coeur de mon appartement.

Ci Bio. Ci Erri. Ci la vie.

Tu m'as touchée plus profondément que je ne voulais le croire. Je ne pensais pas (re)penser à toi. Je ne sais qui tu es, nous avons si peu partagé. Et puis je suis là, perdue dans ma lecture, et notre rencontre, ou absence de... me revient en mémoire, comme un boomerang que l'on croyait perdu à jamais, et qui nous retrouve pour notre plus grande joie. Bing ! Te revoilà toi, je croyais devoir t'oublier !

Comme dans l'histoire, tu m'as ramassée au bord du chemin. En panne. Assise dans le pré vert, incapable de reprendre la route... Un peu lasse pourtant du paysage. N'osant même pas l'avouer, de peur de pleurer. Tu ne demandais rien, moi non plus. Ta confiance m'a poussée à me confier. Juste tes mots. Je me croyais peut-être plus perdue que je ne l'étais. Tu m'as promis monts, j'y ai vu merveilles.

Suffisamment belles pour trouver au fond de moi assez d'énergie pour me déplier, et retrouver le plaisir du rythme de la marche. Promenade avec moi-même et ceux croisés en ce chemin, qui m'a conduite ici, sur ce banc, plongée dans la lecture de cette drôle d'histoire. La nôtre s'est arrêtée dès le premier refuge. Nous n'avons pas eu besoin de gravir les montagnes. Une soirée en "tête à tête" m'a suffit pour oser redescendre dans la vallée et poursuivre jusqu'à la mer. Toi de même sûrement, dans une autre vallée, vers une autre mer.

Ci Bio. Ci Erri. Ci la vie.

Je n'ai jamais eu des ses nouvelles. L'a dû changer de pseudo ! D'idendité peut-être ! Mais la confiance que nous nous sommes donnés, vaut tout l'or du monde. Si tant est que l'or...

Rien que ça.

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